Actualités du Parc National de Mayumba
- Visite des villages par une étudiante à la recherche des nouvelles solutions conflit homme/ faune (animaux qui dévastent les plantations).
- Un don des matériaux scolaires par le projet WCS aux élèves des villages de la lagune.
- Recherche d’un marché pour écouler les nattes des femmes du village
- Embauche d’une assistante locale pour notre programme d’éducation environnementale.
- Mise en place d’une association environnementale pour échanger les matériaux didactiques du Projet disponible aux enseignants.
- Conférence sur le VIH/SIDA et autres MSTs au CES J B Moandat.
- Un tableau peint par une élève du village Malembé : MAKANGA MBOUMBA Sabrina, 12 ans, a été sélectionné parmi plus de 100 tableaux d’autres élèves de toutes les provinces du Gabon pour décorer la carte de vœux du WCS Gabon.
- Sur le plan international, un film et le site web crée par le Parc National de Mayumba sont utilisés pour promouvoir l’écotourisme de la région (déjà 8000 personnes ont visité le site-web du Parc).
- Le Parc est en train de travailler en collaboration avec la Mairie pour établir un système d’aménagement d’ordures pour la commune de Mayumba (‘Opération Ville Propre’). Au totale, 14 poubelles seront disposées à certains endroits de la ville. Un ramassage hebdomadaire d’ordures sera fait par la Mairie. Ainsi une ville propre contribuera à la bonne santé de la population, à la réduction des chiens errants dans les quartiers, et à un environnement convivial plus attrayant pour les visiteurs et les touristes de Mayumba.
- Les travaux d’amélioration d’un hôtel de la place pour l’écotourisme fournira de l’emploi aux habitants de la contrée et développera une nouvelle source du commerce pour la communauté.
- Les enfants de Mayumba (toujours actifs sur le plan de l’environnement) ont participé au nettoyage de la plage avant une soirée musicale et sportive. Leur énergie et dynamisme sont un exemple pour nous tous.
Introduction Les quatre premiers mois de l’année 2007 ont fait l’objet d’un programme d’activités diverses. Comme par le passé, le Parc et le projet WCS ont eu des défis à relever: quelques-uns intéressants et amusants; tandis que d’autres ne l’étaient pas.
Ce rapport fait la description brève des activités principales pendant ces derniers quatre mois, et présente quelques objectifs pour les mois à venir. |
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Recherche et protection des plages de ponte des tortues L’une des raisons principales qui justifie la création de l’aire protégée en Parc National est la protection des tortues marines. La plage qui va de Mayumba à la frontière du Congo est le site record en matière de concentration de tortues luths pendant sa période de reproduction. Cette plage est le plus importante en Afrique, et dans le monde. Les plages de Mayumba ont une importance internationale pour la conservation de cette espèce menacée et deviennent de plus en plus connues pour ses richesses uniques. Au-delà de la conservation et de la science, nous espérons qu’un projet de tourisme basé sur l’observation des tortues marines verra le jour et pourra contribuer aux retombées économiques et à la renommée de la contrée. Cette année comme toutes les autres les écogardes du Parc, et des ONGs nationales ‘‘Gabon Environnement’’ et ‘‘Aventures Sans Frontières’’ ont entretenu quatre campements de recherche et de suivi de tortues luths à la plage, entre Novembre 2006 et Avril 2007. Ces équipes essentiellement composées de techniciens recrutés et formés localement, ont supporté des conditions de travail difficiles pour garantir encore une fois le succès de cette saison. Nous sommes en attente des résultats analysés, mais les premières données indiquent qu’il y a eu plus des tortues cette année que les années précédentes. Pendant deux années consécutives, nous avons reçu l’Université d’Exeter de la Grande Bretagne pour une étude sur les mouvements des tortues en mer pendant la nidification et l’inter saison de ponte. Les balises satellites placées sur les dos des femelles nous renseignent sur les déplacements de ces dernières en pleine mer. Les résultats de ces recherches sont connus et vont nous aider dans la gestion des ressources du Parc National dans l’avenir. Plusieurs activités éducatives et sportives dans les écoles et villages pendant la saison de ponte nous ont permis de mieux expliquer l’importance des tortues luths sur le plan national qu’international. Les enfants de la Basse et de la Haute Banio sont désormais fiers de leur mascotte (voir chapitre ‘‘Education Environnementale’’) Par la même occasion, pendant les séances d’éducation et d’information nous leurs faisons comprendre que l’espèce est vulnérable à une pêche non contrôlée et au pillage des oeufs dans une aire protégée. Le Parc et le projet WCS ont mis un accent sur le développement d’un projet éco-touristique basé sur la vision des tortues luth à Mayumba pour mieux valoriser cette richesse. |
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Le Programme d’Education et d’Assistance Communautaire Les gestionnaires d’une aire protégée doivent s’occuper non seulement de la vie sauvage à l’intérieur des limites du parc, mais également du bien-être des communautés locales. Depuis 2004, le programme d’éducation du Parc National de Mayumba est actif dans les écoles. Il a permis de concevoir des animations socio-éducatives pour les élèves (jeux, concours, club etc.) et d’aider les enseignants à préparer des leçons enrichies par des histoires naturelles. En 2005, nous avons débuté les tournées dans les villages de la Basse et Haute Banio, nous avons initié des animations dans le cadre l’éducation environnementale. Aussi, pendant ces visites nous apportons des informations sur la santé, dans l’optique d’édifier la population locale, nous leur avons distribué le livre intitulé ‘’Là où il n’y a pas docteur’’ de David WERNER « Environnement Africain ». Nous travaillons fidèlement pour établir un climat de confiance. Aussi, nous prêtons une oreille attentive à l’écoute de leurs préoccupations. De même pour cette année, nous sommes très actifs dans les écoles de la commune et dans les villages. Les trois pages suivantes présentent un sommaire de nos activités pendant les premiers quatre mois de l’an 2007. |
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Evénements |
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La Pêche Illégale Le contrôle de la pêche illégale est peut être la tâche la plus importante pour le Parc National de Mayumba et le Projet WCS. Toute la ville de Mayumba et la totalité des villages sur la lagune Banio compte énormément sur la pêche artisanale pour leur survie. Bien que l’agriculture et autres activités contribuent à l’économie régionale, il a été prouvé que la population locale se nourrissait quasiment de la pêche et qu’elle était essentielle pour le bien-être des ménages. Il est évident qu’un contrôle sur la pêche artisanale soit toujours nécessaire, mais c’est plutôt l’abus de la pêche industrielle en zones interdites aux chaluts qui menace la santé écologique de la Banio et le bien être des populations locales. Plusieurs espèces présentes dans la lagune utilisent à un moment donné la mer à une certaines périodes de leur cycle de vie. S’il y a saturation de filets dans la lagune où surexploitation des ressources halieutique aux environs de l’embouchure (en mer), il est certain que les habitants de Mayumba et du long de la Banio seront les premiers à souffrir de ces méfaits. |
Fort de ce qui précède, nous avons installé, deux équipes en permanence dans le Parc pour assurer la surveillance la côte contre la pêche illégale et la pollution. Ces équipes sont en liaison avec la base à Mayumba. A la moindre alerte, des missions conjointes sont organisées en collaboration avec la Brigade de Pêches et la Base Navale pour les repousser hors des limites des zones interdites au chalutage. Le bateau de patrouille de WCS a déjà effectué un totale de 10 missions de surveillance et de contrôle depuis janvier 2007, soit une distance de 770 Km de patrouille. 90% de nos sorties ont atteints leurs objectifs. Les patrouilles et la collaboration fructueuse avec les autres acteurs de la mer contribuent certainement à la protection des ressources halieutiques de la zone. Depuis janvier 2007, nous avons rédigé 14 rapports sur la pêche illégale. La société « AMERGER » qui a particulièrement ciblé notre côte, a fait l’objet de 11 rapports. Nous espérons que la combinaison de sensibilisation et patrouille va persuader cette société à changer de comportement, et respecter les droits des communautés locales. |
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Pollution Côtière Le 30 janvier 2007, à 14h 00 précises arrivées des premières nappes d’huile au centre du Parc National. En l’espace de 2 heures, la plage était couverte de plusieurs couches de brut. L’incident de pollution côtière a affecté une zone de 20 Km de plage, avec une forte concentration sur 11 Km. Les tortues marines n’étaient pas les seules à être menacées par cette marée noire. Celle-ci a eu également un impact sur d’autres espèces telles que les crabes, les oiseaux et les poissons. Même les hommes peuvent être inquiétés par cette catastrophe qui, certes, n’a pas atteint la ville de Mayumba. Mais il est clair que de tels incidents représentent une menace pour la santé humaine. Les nappes ont été découvertes par les écogardes du Parc à partir de la tour d’observation de ‘Kubula’, au centre du Parc. A la suite de cet incident un rapport a été rédigé et envoyé immédiatement aux autorités à Libreville et aux sociétés pétrolières. Ce reportage a suscité deux missions officielles organisées par le gouvernement et l’industrie pétrolière à Mayumba. Plusieurs émissions télévisées et deux articles dans « l’Union » ont informé le publique de la situation. Heureusement que, les nappes n’ont pas mis longtemps, mais la catastrophe a provoqué des débats importants au niveau du gouvernement et de l’industrie pétrolière.
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Un exemple de publication faite sur la base nos rapports: L’Union du 14 février 2007 |
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Pour l’avenir Il semble qu’il n’y aura pas de repos pour le personnel du Parc National ni pour le Projet WCS à Mayumba. Bien que l’année nous pose des challenges, nous nous engageons à poursuivre nos efforts sur la conservation des habitats sauvages, des ressources naturelles, et le développement des activités socio- culturelles avec la population locale. Nous espérons renforcer nos études sur la pêche artisanale en mer et dans la lagune Banio, qui semble menacée. Nous allons conjuguer nos efforts avec la Brigade de Pêches pour étudier des méthodes pour assurer la durabilité de l’activité de récolte d’huîtres à Mayumba. Une forte surexploitation l’année dernière a diminué la quantité de la ressource. Nous souhaitons travailler avec les plongeurs et les femmes pour examiner les voies et moyens afin de conserver cette ressource traditionnelle pour l’avenir. La surveillance côtière se poursuivra avec la construction d’une nouvelle antenne de surveillance vers Mayonami, qui va nous permettre d’avoir un système d’alerte avancée contre les chalutiers qui menacent la pêche artisanale. On espère également construire un poste de surveillance sur la plage de la ville de Mayumba qui sera un outil de travail pour la Marine Nationale, la Brigade de Pêches, la Marine Marchande, le Parc National et le Projet WCS. Par ailleurs nous sommes à la recherche d’un investisseur privé qui développera un tourisme axé sur la vision des baleines à bosse et autres mammifères marins. Ce marché touristique, actuellement mal développé au Gabon, peut s’établir à Mayumba et générer des retombées importantes pour l’investisseur et la région. Nous avons l’expertise nécessaire pour guider une telle entreprise, mais cherchons un partenaire commercial. Pendant ce temps, un accent est mis sur le développement d’un accueil touristique. |
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