Les Nattes de Mayumba
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Le tissage des nattes en raphia est un art et une tradition importante pour le peuple vili qui vit autour du Parc National de Mayumba. Les nattes sont échangées pour les dotes du mariage, pour résoudre les disputes familiales, et, représentent pour les femmes villageoises le principal moyen de gagner leur vie. Avec le commerce de ces nattes, elles peuvent acheter des produits de base que leurs plantations familiales ne leur apportent pas pour leur ménage, comme le savon, les habits, et les médicaments.
Pour plus d' information ou pour commander une belle natte traditionnelle de Mayumba, veuillez nous contacter à info@mayumbanationalpark.com.
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Charlène est fière d’apprend l’art traditionnelle de tissage avec sa grand-mère. |
Maman Angélique apprend la tissage à sa petite-fille, Reina. |
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Ces belles nattes sont tissées avec les feuilles du palmier raphia, une plante qui pousse abondamment dans les marécages de la lagune Banio de Mayumba. Le raphia est aussi utilisé pour fabriquer les costumes traditionnelles, les décorations pour les rituelles, et le paille pour les toits des maisons. |
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La première étape de la création des nattes est d’aller chercher le raphia dans une pirogue. Les villagoises partent à la rame, avec leurs machettes, pour récolter des feuilles épineuses du raphia. Après avoir enlevé les épines, les femmes mettent les feuilles au soleil pour les sécher. Quand les feuilles sont sèches, elles les travaillent pour les rendre utilisables. D’autres plantes indigènes sont utilisées pour teinter le raphia. En langue vili, la plante qu'on utilise pour la teinte orange s'appelle "Ngoundsi", et la plante utilisée pour la teinte noir s'appelle "Maboundsi". |
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Les graines trouves à l'intérieur de la plante Ngoundsi sont utilisées pour la teinte orange. |
Maman Ernestine prépare un panier des feuilles Maboundsi pour teinter le raphia. |
Ensuite, les femmes commencent à tisser. Le tissage d’une natte de deux mètres de longueur fois une mètres de largeur demande au moins une semaine de travaille du matin jusqu’au soir. En général, la création d’une natte peut prendre une semaine et demie. Chaque natte est unique, une réflexion d'une tradition précieuse et une talente artistique très évoluée.
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"Bibaka" En langue Vili, veut dire, "le mur ". On dit qu'il symbolise les murs d'une maison villageoise. |
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"Ijoisimabemba" Grâce au profondeur donné par ses formes géométriques, ce motif s'appelle "le nid du pigeon". |
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"Kulemoine" La complexité de ce motif nécessite qu'on le tisse exclusivement la journée. Kulemoine veut dire, littéralement, "tisse-moi la journée". |
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"Tchinyenjile" Les bandes diagonaux au bord de cette natte symbolise des côtes, et les quatre formes diamantées à chaque côté sont les yeux de ce "serpente de deux têtes". |
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"Masefi" Les petites formes diamantées sont répétées par les diamantes plus grandes qui les entourent. Les petits diamantes représentent des coquillages, donnant ce motif son nom. |
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"Lilembe" Les triangles divergentes sur cette natte représentent un enfant têtu. En Vili, "Lilembe" veut dire "l'enfant de tête dure". |
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"Suali" A l'époque coloniale, les européens sont venus avec de nouveaux pagnes, comprenant le "plaid" depuis Grande Bretagne. Cette natte est une réflexion des nouvelles modes apportées par les explorateurs, les marchantes, et les missionnaires. Suali veut dire "pagne" en langue vili. La natte montrée ici est rendue encore plus complexe par l'inclusion d'un deuxième motif, "Masefi". |















